Lucas Olivier – Social Media Manager LFP

Tu peux te présenter ? 

J’ai 27 ans.  Mon parcours d’étude, j’ai fait 3 ans d’université, j’ai fait STAPS spécialisé en management du sport et après pour le master j’ai décidé d’aller sur Paris.  J’étais à Rouen, mais j’ai décidé d’aller sur Paris car il y a toutes les entreprises qui sont dans le business du sport et il y a plus d’opportunités. Mon Master était dans une école de sport business.  Ensuite, à la fin de mes études, j’ai fait un stage de relations publiques dans une agence qui s’appelle Nord Communication et j’étais assistant attaché de presse.  Et en fait derrière, j’ai eu l’opportunité en fait, en parallèle avec ce stage, je faisais un mémoire qui était consacré aux stratégies de communication digitale dans le monde du sport.  Grâce à mes interviews, je me suis fait un petit réseau.  Derrière j’ai eu l’opportunité via certaines interviews, dont quelqu’un d’Adidas qui m’a proposé de faire un stage à Adidas France, dont le siège est Strasbourg, mais dans le social média et c’était lié à mon mémoire du coup.  Après le stage, je suis resté 6 mois encore, donc j’ai bossé un an chez Adidas. Puis j’ai bossé pour eux en free-lance et ils m’ont demandé de continuer de travailler pour eux, mais ils ne pouvaient pas me prendre en contrat. Sauf que si tu ne veux pas bosser pour une seule entreprise quand tu es en free-lance, c’est un peu du salarial déguisé, du coup je me suis aussi mis à la recherche d’autres entreprises.  C’est comme ça que je suis arrivé à l’Equipe où j’ai bossé pendant 3 mois, mais de manière assez ponctuelle.  C’est-à-dire que je bossais tous les weekends et j’allais là-bas je faisais le live des matchs et je m’occupais des réseaux sociaux de l’Equipe le samedi et le dimanche quand il y avait le sport et la grosse actu. C’était hyper intense mais c’était hyper cool parce que quand tu es passionné de sport bah je passais ma journée à regarder tout le sport et à parler dessus. C’était en 2016 et après j’ai signé un CDI à RMC Sport.  Ca reprenait un peu ce que je faisais à l’Equipe, mais de manière un peu plus quotidienne parce que je ne le faisais pas que le weekend mais aussi la semaine.  Puis, il y avait la télé et la radio donc de devoir couvrir l’actualité sportive sur les réseaux sociaux en orientant les gens vers un site internet comme c’était le cas pour l’Equipe, et bah là je devais orienter les gens vers la radio, la télé, etc.  Donc il y avait beaucoup plus de plateformes et beaucoup plus de choses à faire et différentes.  Ensuite j’y suis resté un an et demi 2 ans, et après je suis arrivé à la ligue de football professionnelle où, pareil, je suis dans l’équipe qui s’occupe de la communication digitale où l’on gère les plateformes digitales donc site internet et réseaux sociaux, applications etc… de toutes les compétitions, des produits ligue 1, ligue 2 et de la partie corporate. 

J’imagine que si tu as choisi le secteur du sport, c’est par ce que tu es passionné ?

De toute façon, j’ai fait toutes mes études dans le sport, dès 18 ans je savais que je voulais bosser dans le sport et c’était vraiment le domaine dans lequel je voulais évoluer et j’ai eu la chance de le faire.  Après ce n’est pas donné à tout le monde, parce que moi je connais plein de gens de ma promo qui ont dû aller ailleurs parce qu’ils n’ont pas pu continuer dans le sport.  Puis après c’est limité mais aussi en plein développement.  C’est une question de chance mais c’est aussi une question qu’il faut aller le chercher.  Mon stage chez Adidas, je suis allée le chercher parce que je l’ai eu grâce à mon mémoire.  J’ai interviewé une vingtaine de personnes alors qu’il y en avait que cinq à faire.  Je suis vraiment allé chercher et c’est vraiment ce qu’il faut faire quand tu es en études.  Il faut aller chercher les contacts et le réseau, il faut aller sur des événements, il faut faire plein de choses et c’est comme ça que tu t’ouvres des opportunités. Bon après c’est aussi de la chance et un ensemble de choses. Après je te dis ça, mais moi je ne pense pas faire toute ma carrière dans le sport donc je suis content de le faire maintenant.  Après, c’est sûr qu’à un moment donné j’en aurais un peu marre entre guillemets. J’aimerais bien voir autre chose.  Surtout dans le sport, vu que c’est hyper attractif, ce n’est pas forcément dans ce milieu-là que tu seras le mieux payé.  Tu as plein d’autres entreprises, d’autres domaines où tu seras largement mieux payé, mais par contre tu vas te faire « chier » au boulot. Donc là, je sais que je ne me fais pas « chier » mais je sais que je pourrais gagner largement mieux ma vie ailleurs sur le même poste. Il y a plein de paramètres à prendre en compte. Pour l’instant quand tu es au début de ta carrière et que tu fais entre guillemets un « job passion » c’est cool.  Après plus tard tu n’auras pas forcément les mêmes envies et les mêmes ambitions. 

Le sport c’est un des secteurs qui a su le mieux tirer profit de l’engouement pour les réseaux sociaux. Que penses-tu de l’évolution de la communication dans ce domaine ? 

Déjà tu as raison sur ta remarque, parce que c’est vrai que le sport a complètement bénéficié de ça parce que c’est très médiatique.  Moi je le vois, vu que je bosse dans le foot et je le vois vraiment. Après c’est un peu difficile de répondre à cette question. Tu veux parler de chaque secteur ou pas ? Ca tu le sais déjà mais la presse écrite elle souffre beaucoup de tout ça parce que maintenant on consomme l’actualité sportive.  Mais je ne sais pas toi, mais moi je la consomme uniquement en digital et donc la presse écrite c’est sûr qu’elle meurt à petit feu et peut-être qu’un jour elle ne pourra pas survivre à long terme.  Par exemple, il y a plein de journaux qui ont fermés dans des domaines.  En sport tu vois, il n’y a que l’Equipe, mais l’Equipe c’est une machine et les autres quotidiens qui ont essayé de s’y mettre n’ont pas réussis.  Je pense que France Football qui est un hebdomadaire qui existe depuis très longtemps, à un moment donné, pareil, ça va finir par disparaitre.  Tu vois, par exemple, le ballon d’or.  Le ballon d’or ils le faisaient à l’origine sur France Football le mardi et la une de France Football c’était la révélation du ballon d’or.  Celui qui avait gagné le ballon d’or, c’est tel joueur. Moi, je me souviens quand j’étais petit par exemple j’étais abonné et j’avais reçu « un tel a gagné le ballon d’or ».  Et bien après ils ont pu le faire à la télévision et maintenant le reveal du classement du ballon d’or il est sur Twitter et sur Instagram tout au long de la journée.  Donc ça montre à quel point cela a pris de l’importance puisque que c’est la plateforme numéro un pour annoncer quelque chose qui est énorme, donc on événementialise quelque chose maintenant sur les réseaux sociaux au lieu de le faire dans la presse écrite ou en télé.  On le fait aussi à la télé, tu vois ce que je veux dire ? Il y a un accompagnement global pour les réseaux sociaux et la télé. Après comment cela va évoluer encore ? Ça c’est hyper dur de répondre à cette question, parce que si tu m’avais posé la question il y a 5 ans, je ne t’aurais pas forcément répondu « dans 5 ans ce sera comme ça avec ces réseaux sociaux-là qui vont marcher, ce type de contenu ».  En fait, ça évolue tellement vite que du coup c’est difficile à dire. Là il y a une chose qui fait que la télé et les réseaux sociaux marchent bien ensemble.  C’est qu’en ce moment la vidéo c’est vraiment le contenu qui est phare.  On consomme énormément de vidéos sur les réseaux sociaux et qui dit vidéo dit aussi télé etc.  Et tu as pas mal de choses qui passent à la télé et qui sont derrière mises sur les réseaux sociaux par ce que ça fait du buzz et inversement tu as des vidéos qui ne sont que sur internet puis par derrière vont passer à la télé. Sur cette partie, voilà après, j’ai bossé à RMC pour les émissions, je ne sais pas si tu les connais, les émissions de sport sur RMC « L’after Foot ».  Tu vois avant c’était qu’en radio puis tout doucement on faisait en même temps un petit live sur Twitter et puis moi quand je suis arrivé on a commencé à le mettre à la télé.  C’était donc à la fois en radio, en télé et un peu sur Twitter et après on a voulu vraiment développer l’émission sur les réseaux sociaux.  Du coup on sortait des captations de vidéos en plein live de l’émission qu’on mettait sur leurs réseaux sociaux, donc ça veut dire que l’émission tu la voyais partout, tu la voyais sur trois canaux différents. Tu pouvais l’écouter et la voir sur trois canaux différents. Mais tu te rends compte, ça veut dire que tu peux regarder l’émission à la télé mais en même temps tu te dis « tiens ce soir je n’ai pas envie de regarder l’émission et quand elle sera terminée, je vais sur Twitter et je vais aller voir les vidéos de l’émission ».  Cela veut dire que le Community Manager qui est là, qui sort les vidéos, il va sortir un extrait donc au moins tu peux te dire « j’aurais vu les meilleures parties de l’émission ». Tu vas sur Twitter et tu as 4/5 extraits de l’émission directement comme ça, gratuitement, sans rien payer, c’est quand même formidable. Et après il y a une dernière chose que je voulais dire, c’est le phénomène de double écran ou de deuxième écran.  Ca veut dire quand tu regardes un match, maintenant je ne sais pas si toi tu es comme ça, mais tu as déjà dû observer presque tout le monde a un deuxième écran, quand tu regardes un match tu es en même temps sur ton téléphone, tu es sur Facebook, sur Instagram ou tu regardes des choses etc. Du coup, tu ne consommes plus du tout de la même façon ce que tu regardes à la télé. Et les émissions, elles peuvent se servir de ça aussi, par exemple pendant les émissions « allez nous dire ce que vous en pensez via l’hashtag machin ».  Ils peuvent s’en servir et essayer d’interagir directement avec les gens qui regardent la télé ou qui écoutent la radio, grâce aux réseaux sociaux. Et d’ailleurs, moi c’était mon boulot quand j’étais chez RMC. 

C’est quoi un bon Social Media Manager dans le secteur du sport ?

En fait en tant que Community Manager tu es vachement dans l’opérationnel. Appliquer la stratégie de communication digitale, potentiellement de répondre aux gens, faire de la veille, mine de rien plein de choses comme ça.  Alors qu’en fait le Social Media Manager c’est un peu le même boulot.  En fait, il y a plein de Community Managers qui devraient être appelés Social Media Manager. C’est juste parce que c’est un poste un petit peu plus important quand tu es Social Media Manager.  Tu as une vision un peu plus globale.  Moi, par exemple, je travaille avec des influenceurs, je m’occupe de tout ce qui est sponsorisation des post en relation avec l’agence qui médiatise les post.  Tu fais un travail de data analyste : je fais des bilans en disant que ces chiffres-là ont marqué le marché, ou ces chiffres-là pour tel contenu cela veut dire que ça a marché ou n’a pas marché et pourquoi ? C’est plein de petites tâches et des missions en plus mais après ça ne veut pas dire que le Community Manager n’en est pas capable.  Mais les missions d’un Community Manager à la base ce n’est pas ça. Après, pas mal d’entreprises disent qu’elles ont un Community Manager mais en fait le Community Manager est obligé de faire tout ça. Normalement le Community Manager n’est que sur la gestion de communauté et doit appliquer la stratégie de communication digitale alors que le Social Media Manager est censé l’élaborer. Déjà posséder une bonne culture du sport, si tu bosses là-dedans, il vaut mieux bien connaître.  Ensuite je pense qu’il faut être créatif, la créativité est très importante dans notre milieu, sinon tu deviens vite redondant, et ça te permets de te démarquer de la concurrence.  Puis tu as tellement de concurrence que, si tu n’es pas créatif, tu n’es pas visible. Tu peux être créatif de plusieurs façons au niveau éditorial, de la façon dont tu communiques, tes wardings, dans le contenu plutôt graphique que tu as créé ou la forme de ton contenu.  Est-ce que cela va être une vidéo, un GIF, une motion, une illustration, autre chose. Après, il y a pas mal d’agences qui sont là pour les grands groupes et les boites importantes. Moi, par exemple, je bosse avec des agences, ce qui veut dire que si dans mon quotidien je n’ai pas d’idée pour un truc, je peux aller voir une agence, je la briefes et je vais lui dire de me faire une reco. Après, j’aime bien dire la rigueur, parce qu’il faut être hyper organisé.  Si tu n’es pas rigoureux dans un poste comme ça, je ne sais pas tu es dans la merde quoi. Tu as des responsabilités quand même car tu représentes l’image de la marque.  Quand je dis ça, ça comporte aussi l’orthographe, il ne faut pas faire de fautes et bien écrire donc une qualité rédactionnelle et de synthèse. Après, il faut savoir prendre du recul parce que l’on sait comment sont les réseaux sociaux.  Il ne faut pas se sentir touché parce que tu te fais insulter par un mec, parce que tu vas en avoir pleins des abrutis derrière leur écran qui vont t’insulter. Dans le sport aussi, il faut savoir maitriser les enjeux car tu as une responsabilité.  Dans le sport, c’est un écosystème qui est un peu différent d’ailleurs et très médiatisé, surtout le foot, et il faut vraiment avoir conscience que tout ce que tu peux faire peut avoir une portée. 

Les bonnes pratiques à suivre sur les réseaux sociaux du coup ? 

Les bonnes pratiques à suivre sur les réseaux sociaux ou ailleurs, cela va être un peu pareil car si tu bosses là-dedans, il faut être à l’écoute du marché dans ton milieu.  Il faut savoir ce qui marche et ce qui ne marche pas, regarder les innovations et faire de la veille très souvent et benchmarker. Il faut toujours se renouveler ou du moins essayer et se dire que rien n’est jamais acquis.  D’un jour à l’autre ça peut évoluer, comme par exemple dans deux ans si ça se trouve Facebook est mort, donc si c’est mort on fait autre chose. Il faut aller chercher les innovations et être un précurseur et puis après il faut aussi se servir de la médiatisation, qui est importante dans le sport.  Il faut s’en servir et jouer là-dessus, profiter de ça. Moi mon produit la Ligue 1 est hyper engageant, donc en soi sur les réseaux sociaux je n’ai pas besoin d’aller chercher ou de faire quoi que ce soit pour que cela soit super engageant.  Il faut juste que je me serve de ça et que je surfe dessus. Il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. En termes de bonnes pratiques, il faut aussi très bien connaître sa cible et la bonne utilisation.  Il faut savoir ce qui marche le mieux chez toi et le moins bien. Par exemple, je sais quand je poste à 18 heures j’ai toute ma communauté qui est au taquet et du coup, il faut que mes contenus les plus forts soient postés à ce moment-là et soient plus impactant. Mais ça c’est un petit exemple, mais si je sais que ma communauté adore les vidéos de plus d’une minute, il faut donc que j’accentue là-dessus. Il y a plein de marques qui postent juste pour poster et ne connaissent pas du tout l’environnement dans lequel ils sont. 

Selon toi pourquoi c’est important pour les clubs, les professionnels et les sportifs de communiquer sur les réseaux sociaux ? 

Déjà, si tu ne communiques pas sur les réseaux sociaux, tu n’es plus visible et personne ne va parler de toi car maintenant tout se fait là-dessus. Et puis les réseaux sociaux c’est l’image de ta boite, c’est l’image de ton club donc ça permet de, soit redorer ton image, soit lui donner d’autres caractéristiques.  Par exemple tu prends le club de Toulouse. Ils sont vraiment nuls sportivement, ils sont derniers du championnat, mais sur les réseaux sociaux ils ont une communication qui est très originale et un ton qui est un peu décalé. Du coup, cela leur permet d’avoir une grosse communauté, plus de gens qui les suivent alors qu’ils n’ont pas vraiment une grande fanbase, et de supporters très acharnés.  Cela leur permet aussi d’avoir une bonne image, malgré des résultats sportifs qui sont ultras décevants. L’image c’est hyper important.  Après, le deuxième facteur qui est sans doute le plus important, c’est l’aspect financier.  Plus tu vas avoir une communauté qui est importante, plus tu vas la monétiser. Par exemple, là nous sommes avec Conforama.  Quand ils ont négocié le contrat de naming, il y a forcément les données sur les réseaux sociaux qui ont été prises en compte. Le renouvellement se fera avec « Uber Eats » donc l’année prochaine nous aurons la « Ligue 1 Uber Eats ».  La ligue 1 a 2 millions de personnes qui les suivent sur Instagram donc peut être 2 millions de personnes qui vont voir Uber Eats. Du coup, le contrat va être orienté à ça. Et pareil tu peux vendre des opérations comme ça avec des partenaires, même de manière ponctuelle.  On fait une activation digitale ensemble et vous allez pouvoir bénéficier de 800 000 personnes qui nous suivent sur Facebook.  Ca se monétise, et pour les joueurs c’est pareil.  Plus ils vont avoir des personnes qui les suivent sur les réseaux sociaux, plus il y a de chances d’avoir des propositions de marques pour des pubs, des contrats etc.   Donc les joueurs ont tout intérêt à construire comme ça une image qui est cadrée et d’avoir une communauté qui vous suive.  Du coup le joueur c’est une marque, il devient une marque grâce aux réseaux sociaux. 

Vu que tu as travaillé avec Adidas, je voulais savoir comment une marque choisit tel profil ou tel joueur ou tel influenceur qui se trouve dans le domaine du sport ? 

Cela peut être une opportunité de marché. Moi je me souviens quand j’y étais, il y avait Pogba qui n’avait pas d’équipementier.  Tout le monde lui faisait la cour et là tu avais une opportunité.  Si tu mettais le paquet financièrement, et à l’époque il était considéré comme le futur meilleur joueur du monde donc un énorme potentiel marketing, ça peut être une opportunité.  Après sinon, tu choisis ton sportif en fonction des valeurs qu’il véhicule, par exemple Teddy Riner.  Pour une marque c’est super intéressant, comme il est considéré comme un sportif français d’excellence qui a de bons résultats.  C’est un champion, il véhicule avec le judo des valeurs de travail, de respect etc. C’est hyper cool pour une marque de s’associer à ce genre d’image. Moi par exemple, quand j’y étais, on avait fait une campagne pour des chaussures de running pour femmes exclusivement et on s’était associé avec une douzaine d’influenceuses. Bien là pour les chercher, typiquement il fallait déjà avoir comme critère une certaine communauté auprès des filles, un peu dans la coolness,  sportives, qui couraient déjà et qui véhiculaient une image de femme parisienne sportive.  Et pas comme toutes les influenceuses que l’on voit, superficielles, qui ne sont pas très sérieuses. Tu as un certain nombre de critères. Ton produit, il correspond à quelle valeur ? Qui aimerais-tu qui achète ces chaussures ? Selon, cette personne va être influencée par telle ou telle. C’est pareil pour les sportifs, tu vas chercher des sportifs qui vont inspirer ta cible. Après, le sportif a aussi des contraintes que n’a pas forcément l’influenceur.  L’influenceur cela va être son métier, donc il va être plus facile à toucher.  Le mieux c’est d’avoir des sportifs directement, mais les sportifs ils ont des contrats, ils n’ont pas qu’une marque en partenariat, donc ce n’est pas toujours facile de les avoir. C’est plutôt à ce niveau-là que cela se fait. Après il y a de très bons influenceurs qui sont peut-être plus cools à aborder. Tu as un exemple en particulier ou pas ?

Pas spécialement, mais j’ai un ami qui a travaillé pendant longtemps avec Adidas et Puma.  C’est vrai qu’à certains moments on préférait leur envoyer certains types de vêtements et crampons plutôt qu’à certains joueurs. Après je me dis que c’est aussi une question de crédibilité et les gens se sentent plus proches des influenceurs.

Ouais c’est vrai, ils sont plus grand public et plus proche par ce que c’est une personne comme une autre alors que le sportif de haut niveau au final, il n’est pas comme toi et moi. 

Les tendances digitales à suivre en 2020 ? 

J’allais te dire TikTok, parce que TikTok c’est vraiment la plateforme hyper engageante en ce moment.  Après, c’est un peu difficile mais je pense qu’il y a aussi l’e-sport mais je trouve que l’e-sport s’essouffle quand même un peu.  Je pensais que ça allait venir plus vite mais du coup pas sûr que ce soit le truc à suivre en 2020, mais faut quand même y jeter un œil. Après, sur les autres plateformes, je ne les ai pas en tête donc je ne vois pas quelle autre plateforme pourrait marcher mais après toujours plus de vidéos, les vidéos ça cartonne quand tu regardes TikTok par exemple. Tu sais Instagram, dès qu’il y a un concurrent qui devient trop fort, ils font pareil pour justement le contrer.  Ils ont fait ça avec Snapchat, ils ont créé les story et là ils vont faire pareil avec TikTok c’est-à-dire qu’ils vont créer leur propre option dans Instagram qui va être hyper similaire à TikTok dans les mois à venir là. Tu vas voir, je ne sais pas si ça va sortir dans pas longtemps, mais ça va faire un carton.  En tout cas, ça va se faire, tu penseras à moi quand ça se fera.  

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