Pouvez-vous vous présenter et présenter votre parcours ?
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Pourquoi la communication et le digital ?
J’étais responsable de la communication interne à la Fédération Française de Football lorsque l’internet a commencé réellement à se développer en France (années 95-2000). Étant compétente sur les outils en ligne de l’époque (Audiotel – Minitel), l’évolution s’est faite naturellement vers le web ce qu’on appelait à ce moment-là, les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication).
Pourquoi avez-vous décidé de vous battre pour le droit des femmes notamment dans l’univers sportif ?
On ne « décide pas de se battre pour le droit des femmes ». Je ne le formulerai pas de cette manière. Simplement, en observant au quotidien dans les années 80 et 90, les freins, les blocages, les interdictions, les refus, les résistances, les injustices concernant la pratique du football par les filles, cela m’a paru injuste. Donc au nom de la liberté, la liberté de choix des filles et des garçons pour pratiquer leur sport favori, je me suis investie et engagée.
Que pensez-vous de la communication qui est faite autour du sport féminin ? Est-ce qu’il manque quelque chose ? Quelque chose qu’il faudrait modifier ? Les bonnes pratiques à suivre ?
Déjà, il n’y a pas de sport féminin. Ou il y a du sport masculin, cela on ne le dit jamais. Fondamentalement ce qui prend le plus de temps, c’est l’évolution de la société, des habitudes, de notre culture. En conséquence, il faut intervenir sur toute l’éducation des enfants, par les parents et à l’école en maternelle, la gouvernance du sport. Ma tribune
Pouvez-vous m’en dire davantage sur le rôle que vous avez joué en tant que directrice de l’information en ligne au sein de la FFF ?
J’ai été la 1ère femme nommée Directrice à la FFF en 2002, en charge des nouvelles technologies de l’information et de à communication. C’était le début du web dans les entreprises. Nous avons créé le site de la FFF (fff.fr), la plateforme des 130 sites internet des ligues et districts (entités régionales et départementales du football), réalisé la 1ere vidéo de l’Equipe de France sur téléphone portable en 2005 (le smartphone n’existait pas). Nous avions une direction à part entière avec des journalistes reporters d’images, des informaticiens, un service animation. C’était la force et la réussite de ce projet d’avoir une équipe dédiée.
En quoi les réseaux sociaux peuvent aider à une plus forte communication et médiatisation pour les femmes dans le sport ?
Les réseaux aident la visibilité des femmes, pour autant qu’elles soient formées à la culture digitale. Et surtout qu’elles réalisent des hautes performances sportives. Autrement, pas de médiatisation.
Vous êtes ambassadrice de la Coupe du Monde de Rugby 2023 qui aura lieu en France. Comment voyez-vous cet événement ? Pensez-vous que la communication qui sera faite sera encore plus poussée que ce que l’on a pu observer avec la Coupe du Monde féminine de football 2019 ?
La Coupe du Monde de Rugby 2023 sera axée sur une grande fête populaire et de formidables rencontres sportives sur tout l’hexagone. On ne peut pas comparer des événements entre eux à quatre ans de différence et en plus pas le même sport. Pas le même genre (femmes / hommes).
Pourquoi parle-t-on beaucoup plus des hommes que des femmes dans le secteur du sport ?
Le sport a été créé par les hommes, pour eux. Ils l’ont administré pendant des décennies, des siècles. Les femmes étaient exclues de cette activité. Et pendant longtemps. C’est encore le cas en 2020 dans certains pays dans le monde.
Quels sont les tendances du digital à suivre en 2020 ?
Le web, le digital, la Tech sont des outils puissants au bénéfice du bien commun. Ce qu’on appelle la « TechForGood ». C’est pour cela que je suis cofondatrice de Mixity : 1ere plateforme d’empreinte digitale de la diversité et de l’inclusion. Tout savoir, c’est ici :
